La situation sécuritaire au Mali reste extrêmement tendue ce dimanche, marquée par de violents affrontements à Kati et à Kidal. L’état-major a annoncé un relèvement du niveau d’alerte sur l’ensemble du territoire, accompagné de mesures exceptionnelles. Parallèlement, des informations non confirmées circulent sur le ministre de la Défense, tandis que la CEDEAO et l’Union africaine ont condamné ces attaques.

Selon une source jointe à 11h11ce dimanche, depuis Kati, les combats en cours sont d’une rare intensité. « Les affrontements entre les FAMa et des groupes armés terroristes sont actuellement très violents. Des coups de feu nourris retentissent dans notre rue. Nous sommes confinés à l’intérieur, fenêtres fermées, allongés au sol pour nous protéger. Tout le quartier est retranché chez lui dans une atmosphère de grande inquiétude », témoigne-t-elle.
Dans ce contexte de forte tension, certaines sources médiatiques ont évoqué l’assassinat du ministre de la Défense, Sadio Camara, à la suite de l’attaque survenue la veille. Toutefois, aucune confirmation officielle n’a été apportée à ce stade.
Dans un communiqué publié ce dimanche 26 avril, l’état-major malien indique que les combats se poursuivent à Kati ainsi qu’à Kidal. Il précise que le niveau d’alerte a été relevé sur l’ensemble du territoire national. Des couvre-feux ont été instaurés, des patrouilles de grande envergure intensifiées et des points de contrôle renforcés afin d’assurer une surveillance accrue face à la menace. Le communiqué ne fait état d’aucun assassinat du ministre de la Défense.
De son côté, le groupe Africa Corps affirme, dans une publication diffusée sur sa page Facebook, avoir déjoué une tentative de coup d’État « bien orchestrée ». Le document évoque plus de 1 000 combattants terroristes tués, répartis comme suit : 200 à Bamako, 500 à Gao, 300 à Kati et 200 à Kidal. Le groupe indique également que plusieurs de ses éléments ont été blessés.
À ce stade, aucune source indépendante ne confirme une éventuelle prise de Kidal par des groupes séparatistes.
Enfin, la CEDEAO et l’Union africaine ont toutes deux condamné ces attaques dans des communiqués publiés ce dimanche, appelant à la stabilité et à la préservation de l’ordre constitutionnel au Mali.
DL
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