Bamako retient son souffle. Après la clôture des candidatures pour le poste stratégique de commissaire général, la 15e édition des Rencontres de Bamako entre dans une phase décisive. Malgré un contexte délicat, la biennale africaine de la photographie confirme son statut de rendez-vous incontournable des arts visuels, portée par une ambition renouvelée de souveraineté culturelle et d’innovation. Dans quelques jours, un nouveau visage viendra écrire la suite de cette grande histoire artistique africaine. La capitale malienne s’anime déjà au rythme de la photographie. À quelques mois de la 15e édition des Rencontres de Bamako, biennale africaine de la photographie, le processus de sélection du futur commissaire général entre dans une phase décisive.
Lancé il y a près d’un mois, l’appel à candidatures pour ce poste stratégique a suscité un réel engouement. Clôturé le 20 mars dernier, il a enregistré près d’une vingtaine de dossiers en provenance d’une dizaine de pays, africains et occidentaux. Un comité de sélection composé d’experts maliens et internationaux est actuellement à pied d’œuvre pour examiner les profils en lice et désigner celui ou celle qui portera la vision artistique de cette édition très attendue.
Malgré un contexte géopolitique et sécuritaire marqué par des défis, les Rencontres de Bamako confirment leur statut d’événement incontournable sur la scène mondiale des arts visuels. Véritable vitrine de la photographie africaine contemporaine, la biennale entend, pour cette 15e édition, insuffler une nouvelle dynamique. Placée sous le signe de la renaissance et de la souveraineté culturelle, elle ambitionne d’intégrer davantage d’innovation et de modernité afin de refléter les mutations actuelles du monde artistique.
Cette orientation s’inscrit dans la vision du ministre de la Culture, Mamou Daffé, qui achève une année particulièrement dense en activités culturelles à travers le Mali. Dans cette même dynamique, El Hadj Amadou Diop a été nommé délégué général en juin dernier, avec pour mission de piloter cette édition et de renforcer le rayonnement international de la biennale.
Le suspense reste entier, mais plus pour longtemps. Dans les prochains jours, le nom du futur commissaire général sera dévoilé, marquant une étape clé dans la préparation de l’événement prévu du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027.
Bamako, considérée comme la capitale historique de la photographie africaine, continue de célébrer ses grandes figures. Des pionniers tels que Seydou Keïta, Malick Sidibé, Adama Kouyaté et Abdourahamane Sakaly ont façonné son identité artistique. Dans leur sillage, une nouvelle génération d’artistes, révélée au fil des éditions, s’impose sur la scène internationale, à l’image de Fatoumata Diabaté, Lebohang Kganye ou encore Emmanuelle Andrianarisoa.
Plus qu’un simple rendez-vous culturel, les Rencontres de Bamako demeurent un symbole fort de créativité, de résilience et d’affirmation artistique pour tout un continent.
Avec la cellule de communication de la Rencontres de Bamako
