Abidjan, 16 avril 2026. À l’occasion de la première session ordinaire du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), la ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana a présenté une Fonction publique ivoirienne « désormais attractive », fruit des réformes structurelles engagées par le gouvernement.

Invitée par le président du CESEC, Eugène Aka Aouélé, la ministre en charge de la Modernisation de l’administration s’exprimait autour du thème : « Réformes structurelles et performances de la Fonction publique en Côte d’Ivoire : enjeux, défis et perspectives ». Devant un parterre d’acteurs institutionnels, elle a dressé un bilan qu’elle juge « encourageant », marqué par une amélioration notable de la qualité du service public et une meilleure prise en compte des attentes des usagers.
Selon elle, cette transformation repose sur une vision ambitieuse impulsée au sommet de l’État, visant à moderniser en profondeur l’administration ivoirienne. « Nous sommes tous fiers de cette Fonction publique », a-t-elle affirmé, mettant en avant une administration désormais axée sur la performance, la qualité du service et la satisfaction de l’usager-client.
Au cœur de cette dynamique, la digitalisation occupe une place stratégique. La ministre a souligné les progrès réalisés grâce à des outils innovants, notamment le Système intégré de gestion des fonctionnaires et agents de l’État (SIGFAE), qui contribue à améliorer la gestion des ressources humaines et la transparence administrative.
Toutefois, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a invité à la « lucidité et à l’humilité », estimant que des défis importants restent à relever. Elle a annoncé la poursuite des réformes avec un accent sur des recrutements ciblés, des mécanismes d’affectation plus efficaces, la transformation des métiers et le renforcement des compétences des agents publics.

À l’issue de la conférence, le président du CESEC, Eugène Aka Aouélé, s’est félicité de la qualité des échanges, soulignant que les éléments présentés permettront d’enrichir les réflexions de l’institution en vue de formuler des recommandations pertinentes au gouvernement.
Même son de cloche du côté du secrétaire du bureau du CESEC, Ali Badarah Konaté, qui a salué une intervention en phase avec les enjeux contemporains et la vision des autorités ivoiriennes de hisser le pays au rang des grandes nations administratives.